PARTIE 7
Mais pourtant, ce grand gaillard aux mains de velours avait choisi non pas de baiser Sophia, mais de la faire jouir. Au plaisir fulgurant et éphémère il préférait le parcours et la représentation visuelle de la jouissance au féminin. Alors que sur son sexe elle prodiguait ses pouvoirs sensuels, le regard dont elle l’avait accablé, à la fois profondément dominateur et énamouré, avait laissé transparaître cette beauté particulière que peut revêtir une femme dans le plaisir. C’était cela ! Il l’avait détaillée comme un sujet pictural, en avait défini les moindres contours, alors que gémissante et ondulante du plaisir de le sucer, elle avait plissé ses yeux jusqu’à ne plus dévoiler qu’une ligne brillante des ses grands yeux verts. Elle aimait le plaisir, il l’avait deviné dans sa ferveur, presque sa dévotion à vouloir le combler de cette volupté particulière que peut éprouver un homme au contact d’une bouche féminine sur sa queue. De toute évidence elle n’était que peu ou pas consciente de sa cambrure insolente associée involontairement à cet acte d’excitation buccal .Un tout autre amant l’aurait probablement retournée et attrapée bestialement comme une femelle en rut . Mais il lui destinait une jouissance bien plus noble. Après avoir découvert combien le sexe de Sophia pouvait être accueillant en une source odorigène aphrodisiaque , il s’était attardé longuement sur ses seins , définissant leur forme et leur fermeté dans la paume de ses grandes paluches .Sophia s’était avéré hypersensible à cette forme de caresse, contrôlant mal son excitation chaque fois qu’une main , un doigt, une phalange effleurait ses mamelons et ses tetons . Avec une infinie délicatesse, Paolo avait laissé courir un doigt, son majeur droit sur tout le pourtour de l’aréole jusqu’à en obtenir une érection maximale du mamelon, et un rétrécissement délateur du plaisir qu’il venait de faire naitre dans le corps malmené de Sophia. Puis il s’était délecté du visage de Sophia sous l’emprise du plaisir crescendo, ses lèvres entrouvertes et humides, ses joues empourprées, son regard en partance, ses traits plus détendus, affables mais gracieux, toujours gracieux quand l’aiguillon d’Eros l’arrachait à la raison.
Il était là pour l’aimer dans la fugacité d’un après midi volé, mais putain qu’elle était belle, quand elle se laissait ainsi guider, bousculer par des mains désireuses de combler ses désirs. A trop longtemps résister, il ne banderait plus, mais peu lui importait. Son plaisir résidait pour l’instant dans son pouvoir d’en offrir dans la découverte érotique du corps de Sophia.Ses mains avaient rapidement laissé place à sa bouche, qui avait sucé, mordillé, puis littéralement aspiré les seins de de la belle audcieuse. Sa poitrine haletante, ses lèvres plus pulpeuses et légèrement retroussées, dévoilaient à présent ses dents étincelantes, et sa langue réclamant la fougue d’un baiser. Ce baiser elle le lui avait volé, alors qu’il s’éloignait d’elle. Elle l’avait attiré à lui avec fougue et empressement et lui avait fourré sa langue profondément dans sa bouche, cherchant la sienne pour un enlacement. A ce rythme là il n’était pas prêt de débander, ni Sophia de s’échapper.
Mais Sophia, peu habituée à ce genre de comportement masculin, elle avait fini par croire que tous les hommes étaient des morts de faim ou en grande détresse sexuelle, commençait à douter de la complice attirance qui les avait menés jusqu’ici. Fallait-il qu’elle le provoque, qu’elle se rhabille et surseoir ainsi à leur corporel mélange sensuel.
« Où tu vas jeune fille ? l’avait-il interceptée alors qu’elle échappait à son étreinte
-La jeune fille tire sa révérence
-Quoi ?
-Basta, hasta luego
-Qu’est-ce qui te prends ? Viens ici Carina, j’ai tellement envie de découvrir le gout de ta chatte
-C’est drôle, chatte tu le dis en français! Pourquoi tu le dis en français?
-Pourquoi , parceque j’aime l’image et puis en espagnol c’est très moche , el coño!
-Oui tu as raison , comme le con en français, d’ailleurs il n’est plus beaucoup utilisé.Moi je préfère le minou ou minette , d’ailleurs on dit “faire minette”
-Oui , et je sais ce que ça veut dire”
Disant cela , il la ramenait sur le grand lit carré , la soulevant dans ses bras comme un fétu de paille et la déposant comme une fleur fragile et éphémère .
“Je vais t’aimer maintenant”
Elle avait inspiré profondément et s’était laissée aller , suavement entre les mains de Paolo parcourant la longueur de ses cuisses , effleurant sa corolle offerte , largement offerte .
Contemplation, émotion …Paolo s’était emerveillé de la nouvelle géographie de ce sexe impudique dévoilant ses coutours lisses déployés et le coeur de son écrin déplissé , de désir engorgé. Sur ce bouton arrogant , il allait s’attarder jusqu’au plaisir naissant , en abuser de sa langue jusqu’au plaisir pressant , s’en enivrer jusqu’à ce qu’elle le supplie de la prendre. Comment avouer à Sophia la passion qu’il vouait au mystère de l’épanouissement du sexe féminin .
Mais il ne la prendrait pas , il le savait , ou plus tard dans la soirée au moment où elle s’y attendrait le moins .Il savait qu’alors elle jouirait en silence et que ce silence contenu démultiplierait son plaisir …
Il plongeait sa tête dans le délice de cet entrecuisse qui ne demandait qu’à être dégustée
A suivre ...








Ajouter un commentaire