c’est moi, parfois
résumé de l’épisode précédent :
hier, on était dimanche, le premier jour de la semaine
on en était resté sur des points de suspension : Admettez qu’après les démonstrations qui viennent d’être faites…
La semaine des quatre jeudis
Auteur: Calliste
Documentaliste: Benjamin
Assistant technique: JjQ
Date: 31 mars 2010
Catégorie: 7 moi par fois (c’est moi, parfois)
Texte intégral (deuxième volet du texte intégral parce que c’est à suivre, comme un feuilleton)
Lundi
… lundi est le deuxième jour de la semaine, the second day of the week.
Pour vous, je ne sais pas, mais moi, 14,28% de ma vie se passe un lundi.
Source : Hervé Le Tellier dans Guerre et plaies (2003)
Elle ne vous a pas échappé? Elle n’aura pas échappé à Tto, même un lundi, tôt.
Si 1 est singulier, 2 est déjà pluriel. Que dire alors de 14, et mieux encore de 14,28? Pluriels!
Monsieur Le Tellier, n’eut-il pas été plus correct d’écrire: « 14,28% de ma vie se passent un lundi »?
Passons. On passe donc un septième de sa vie un lundi.
C’est affreux. C’est désolant et c’est affreux.
Tenez, ce matin, quand vous vous êtes levé et que vous avez jeté un coup d’œil vers ce ciel sans nuage, ne vous êtes-vous pas dit que, misère et damnation, il allait faire beau?
Samedi, il a plu des cordes toute la journée. De retour du Monoprix où vous avez dû aller faire vos courses hebdomadaires, vous avec pris une saucée mémorable, plus un poil de sec en rentrant et tout le contenu de votre caddy dégoulinait de flotte.
Dimanche, il est tombé des hallebardes toute la sainte journée. Alors vous n’avez pas mis le nez dehors, et quand Stéphane vous a appelé pour vous demander d’aller le rejoindre sur la brocante d’Oberkampf vous ne l’avez pas envoyé promener, non, vous avez répondu que votre rhume, sous la pluie… et vous les avez maudits, les cieux et lui.
Et aujourd’hui, il va faire beau, il fait déjà beau d’ailleurs.
C’est normal. C’est lundi.
Le métro. La ligne une. De Reuilly-Diderot à la Défense. Un lundi matin, à huit heures un quart, c’est l’horreur.
La tour Franklin. Ce n’est même pas la plus haute, ce n’est peut-être pas elle qui est équipée du paratonnerre. A neuf heures moins dix, c’est l’horreur absolue. La tentation est grande de prendre l’escalier fixe. Onze étages quand même.
La tronche de Vanessa. Un bisou rapide, elle empeste N°5 qui ne s’est pas encore dilué dans l’air ambiant, elle sort à peine des toilettes. La tronche de Gregory. Un sparadrap sur l’arcade, il boite bas, il a encore pris cinq buts hier matin.
La poignée de main de Monsieur Mariani, moite. Il faudrait qu’il se décide à ventiler son bureau.
Vous, poli : Comment allez-vous Monsieur Mariani?
Lui, prêt à vous sauter dessus et à vous mordre : Comme un lundi.
Ben oui…
Il existe peut-être un antidote.
Mais attention, il n’est pas à mettre dans toutes les mains ni entre toutes les oreilles. La vidéo que vous souhaitez afficher peut comporter des éléments exclusivement réservés aux adultes. Alors, précaution d’usage, après avoir pris connaissance du présent avertissement il vous est demandé expressément de donner votre accord en cochant l’une ou l’autre des deux options proposées:
☑ J’entre tout de suite.
☐ Je reviendrai ce soir.
Ça y est? Vous avez mis votre ✔?
Ne venez pas dire que vous n’étiez pas prévenu.
Foutu pour foutu ce lundi, tant pis, appuyez du bout d’un doigt au centre de la cible, sur le petit triangle au milieu du carré aux coins arrondis. Oui, là.
Allez, go, vamos, andiamo, gehen.
(en latin, on dit: alea jacta est)
(NDLA: Au moment du choix de cette vidéo, Dailymotion ne légendait pas la page de garde et le bouton marche-pause se trouvait en son centre. Conséquemment, la surprise pouvait être totale. On ne peut décidément plus faire confiance en personne, sinon en vous, ami lecteur, qui voudrez bien encore faire comme si…)
Ben oui!
Vous étiez prévenu.
signé Calliste
Lundi
offert par God’s Prey © et par janjacq
Filed under: mode, spécial copinage Tagged: mon pote






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