c’est moi, parfois
résumé des épisodes précédents :
on s’est quittés sur le triomphe tonitruant des hendécagones, les galactiques ont ravalés leurs pesetasté, à propos de pépètes, tu sais que le Yohan, le chouchou du pioupiou, il a préféré le Rhône à la Garonne, le Beaujolpif au Médoc; il est pas con ce petit, il était chez « les meilleurs » (qu’ils disent !), il s’en va chez « les meilleurs » (qu’ils disent aussi !)
contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y a plus orgueilleux, plus fat, plus m’as-tu-vu, plus prétentieux… qu’un bordelais : un lyonnais
et vice-versa d’ailleurs
comment ça pleure un Poussin d’avoir à abominer ce qu’il a adoré ? parce ce qu’est-ce qu’il est moche et mal gaulé ce Gourcuff ! et ça sort d’où ce nom d’abord ?
La semaine des quatre jeudis
Auteur: Calliste
Documentaliste: Benjamin
Assistant technique: JjQ
Date: 31 mars 2010
Catégorie: 7 moi par fois (c’est moi, parfois)
Texte intégral (cinquième volet du texte intégral qui en compte huit, parce que c’est à suivre, comme un feuilleton, et que celui-là il est long comme un jour sans pain)
Jeudi
Jusqu’en 1972 (arrêté du 12 mai 1972 avec mise en application en septembre 1972), en France, le jeudi était le jour de repos (et de catéchisme) dans la scolarité enfantine, alors que le mercredi était travaillé. C’est l’abandon progressif du samedi après-midi travaillé qui a encouragé le rééquilibrage de la semaine en passant le jour de repos du jeudi au mercredi.
« La semaine des quatre jeudis » est une expression familière désignant une semaine idéale mais imaginaire. Avec quatre jeudis (non travaillés) et un dimanche, il ne resterait que deux jours d’école. Le repos hebdomadaire est depuis passé au mercredi mais l’expression est restée inchangée. Elle est généralement employée pour désigner un événement qui n’aura jamais lieu. Par exemple :
- Ça y est ! On va pouvoir se payer des vacances.
- Chouette, quand cela ?
- La semaine des quatre jeudis !
Source : Wikipédia
Jeudi
Deuxième jeudi de la semaine des quatre jeudis.
Sujet:
Vous avez toujours rêvé de la semaine des quatre jeudis.
Demain, c’est jeudi, et pour vous il n’y aura ni collège, ni professeur, ni cours de mathématiques ou d’histoire et géographie.
Juste un devoir de français à rendre vendredi.
Racontez votre journée.

Louis – 11 ans (classe de 6ème)
Tout les jeudi je vais chez le frère de ma mère c’est lui qui me garde pendant que mes parent travaille. Ma mère me dépose le matin avec sa mini et mon père vient me chercher le soir en BM☁ le jeudi il fini tot parce qu’il a tennis.
J’aime pas je n’aime pas aller chez mon tonton. il habite un grand atelié d’artiste parce qu’il est artiste il est peintre et fotografe
Avant il me demander de poser tout nu pour ses toiles ou pour son Canon et aussi pour jouet avec. maintenant ça va mieux ça l’interresse moins que j’ai les poils qu’on poussé, il est pas obligé de les pindre ou il peut les passer par fotochope mais moi je préfère quand ça l’interesse moin
j’aime pas☁ je n’aime pas les jeudi c’est mieux quand je vais au collège
Le jeudi je m’emm m’embete c’est mieux quant je suis avec mon copain Yassine.
Yassine c’est mon petit copain, c’est un beur qu’ait en Françe que depuis 2 ans alors il ait en retard; Il a 2 ans de plus que moi mais il ait plus petit, il ait tout petit on lui donne pas 11 ans
il est pas con bête Yassine il travaille bien à l☁école. On s’aime beaucoup on ait toujours ensemble on joues toujours ensemble même que les profs ils nous punissent
Des fois on se montre la bitte on joues aussi avec; Il la plus grosse que moi même qu’elle devient dur quand je la touche et ancore plus dur qu’en je la susse on fait ça au cabinets.
cé rigolo au bout il a pas de peau parce qu’il ait arab elle a bon gout
elle a bon gout surtout quand il fait un drole de pipi blanc tout sucré.
Mon zizi est tout pointu au bout et tout rouge☁ Yas☁ine y veut pas le susser; il dit que je suis trop petit et pas acé fufutte fute-fute futfute. cé pas comme mon oncle ☁☁
Alors c’est mieux quant je vais au collège parce qu’on ait amoureu avec Yassine sauf le jeudi.
(appréciation : passable, pas assez soigné, évitez les ratures / note : 13/20)
Yassine – 13 ans (classe de 6ème)
Ma petite sœur Kenza est trisomique 21. C’est ma Maman qui s’occupe d’elle à longueur de journées, alors je comprends que le jeudi elle est ait besoin de souffler un peu. Comme je n’ai pas classe, il est normal que je prenne un peu le relais.
Elle ne me demande rien, mais je fais cela pour Maman, je le faisais aussi avant que notre père ne nous quitte. Il est chômeur professionnel, je crois bien qu’il passait le plus clair de son temps au café ou à jouer aux boules, et jamais je ne l’ai vu embrasser Kenza. Bon débarras, comme le dit Maman.
Kenza est très difficile, elle demande une attention de tous les instants. Elle est très costaude costaud costaude, elle n’a pourtant qu’onze ans, et j’ai du mal à avoir le dessus.
Si je croyais en Allah ou Mahomet, je lui leur demanderais bien un échange. Je voudrais tant avoir un petit frère comme Louis qui a le même âge et avec qui je suis en classe. C’est un garçon adorable, tout blond, et mignon comme un ange. Il n’a jamais traité ma sœur de mongolienne.
Kenza ne serait sans doute pas malheureuse chez les parents de Louis, j’irais la voir très souvent.
Tous mes oncles sont restés en Algérie et je sais que Maman s’occuperait du Petit Louis bien mieux que ne le fait sa mère. Il y a bien longtemps qu’elle se serait rendue compte que son petit robinet n’est pas normal, qu’il est trop serré et inflamé enflammé. Elle l’aurait emmené chez le docteur qui l’aurait sans doute opéré. Comme moi.
Quand j’étais petit, Maman me disait toujours: « Yassine, ce n’est pas religieux, c’est hygiénique, mais ça ne doit pas te dispenser de bien te laver, tu as compris? »
Kenza, je te demande pardon. Maman, je vous demande pardon. C’est plus fort que moi: je voudrais que la semaine n’ait pas de jeudi.
(appréciation : appliqué mais hors sujet / note : 7/20)
Jeudi
Troisième jeudi de la semaine des quatre jeudis.
Suite au fait que lundi tombe un mardi ce mercredi, notre réunion du jeudi se tiendra vendredi ce samedi car dimanche est un jour férié.
Citation de Red Skelton
Quoi qu’il en soit, les propos tenus lors de la réunion de ce fameux jeudi ont été scrupuleusement enregistrés.
Vous trouverez exceptionnellement ci-après l’intégralité de la retranscription qui en a été faite par les services de secrétariat de la présidence.
Ce document est en effet classé Top Secret Défense (de lire).
Nota bene: Il n’est pas interdit d’en rire, avant que d’avoir à en pleurer.
Jeudi
Quatrième et dernier jeudi de la semaine des quatre jeudis.
Avertissement:
Madame Laurence Parisot (l’actuelle et encore Présidente du MEDEF) et Monsieur Nicolas Sarkozy (l’actuel -encore!- Président de la République) se tutoient. Ils se sont rencontrés au cours d’un diner chez Séguéla, le publiciste, par l’entremise du grand Guillaume.
Guillaume Sarkozy est le frère du petit Nicolas, et il était à l’époque le collègue de travail de la belle Laurence. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est Laurence qui a fait du rentre-dedans au génie magyar. C’est qu’elle voulait qu’il l’engrossât, la bougresse, comme il l’avait fait auparavant de sa douce et tendre partenaire de pacs, la divine Rachida. Or lui voulait qu’on l’épousât, et cette pétasse blondasse, cette goudou gourdasse (Nicolas dixit) n’était pas assez… typée à son goût. Il l’éconduisit donc, mais de ce jour ils se tutoient.
Ami lecteur, ne soyez donc pas surpris par la familiarité des propos qui vont vous être rapportés ci-après. La scène a beau se passer sous les ors du Palais de l’Élysée, ce jour-là, malgré la majesté des lieux et la gravité de l’instant, ni les courbettes, ni les entrechats à six battements, ni le voussoiement n’étaient de rigueur.
Laurence Parisot : Nico, moi et mes patrons on la tient l’idée pour les faire travailler plus en gagnant plus.
Monsieur le Président de la République : C’est travailler plus POUR éventuellement gagner plus, ma Lolo.
LP : Notre idée aussi, tu vas voir.
MPR (pour faire simple, NS serait irrévérencieux) : Accouche!
LP : Accouche! T’es qu’un salaud!
LP se plante les ongles dans la paume des mains et poursuit: Faut leur proposer la s’maine des quat’jeudis.
MPR : Pour que le… les jeudis ils aillent pointer à Pôle Emploi?
LP : Il y a un préalable.
MPR : Mets bas, ma belle.
LP se mord la langue : D’abord on abandonne la mensualisation. On hebdomarise, et on forfaitise. Les syndicats vont marcher, il n’y a que la paye qui compte. Et comme ça, des payes, ils vont en avoir.
MPR : C’est pas con.
LP : Après, tu leur vends la s’maine des quat’jeudis. Les syndicats vont marcher. C’est comme si tu leur donnais la lune. Parce que c’est dans l’inconscient populaire la s’maine des quat’jeudis.
MPR est intrigué : Et ensuite?
LP : On se sera bien gardé de leur dire que les trois jeudis en plus ils viennent en plus. Que la semaine de sept jours elle devient la semaine de dix jours. Que la paye pour sept jours elle devient la paye pour dix jours. On les encule.
MPR : Lolo!
Claude Guéant, présent à l’entretien, intervient: Révolutionnaire!
Henri Gaino, également présent, semble se moquer avec un petit rire: Madame Parisot vient de réinventer la décade.
MPR : Vos gueules. Je trouve l’idée géniale, sur tous les plans. Mais va falloir trouver trois noms pour les trois jours en plus. Guéant?
CG : Votre Suffisance, il suffirait de reprendre les jours du calendrier républicain.
MPR : Kézaco?
CG : Vous savez bien. Brumaire, frimaire, germinal, nivose. Fabre d’Eglantine. La semaine avait aussi dix jours: primidi, duodi, tridi, quartidi…
MPR : Y avait qu’un dimanche?
CG : Oui Votre Flatulence, le dixième jour: décadi. C’était le seul jour de repos.
LP se hasarde : On pourrait demander l’ouverture des magasins le décadi aussi.
MPR : Décadi, ça me plaît pas. Ça fait penser à décadent. Ou à décati.
HG intervient alors : Mon Président, on pourrait l’appeler sarcodi. Octidi, nonidi, sarcodi. Ça sonne bien sarcodi.
Monsieur le Président de la République : C’est bon Gaino. Tu m’écris un truc là-dessus. Fissa. C’est pour avant-hier… Euh, merci Lolo!
LP : Pas de quoi Ton Omniscience De Mes Deux Fesses, c’est tout naturel.
MPR s’adresse alors à CG et à HG : On chaume pas les gars. Vous voyez ça avec François. (Fillon – NDLR) Faut que je promette ça… pas demain vendredi, allez, ce prochain mercredi!
Aux sanculotides les amis.
signé Calliste
Jeudi
Jeudi
Jeudi
Jeudi
offerts par God’s Prey © et par janjacq
Filed under: mode, spécial copinage Tagged: c'est moi parfois, mon pote









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