Cet indicible désir qu'’en mon corps tu diffuses, a fait bien des ravages, créant dans mon esprit d’émouvantes atmosphères.
L’érotisme s’invite dans un décor intime, une chambre d’hôtel ou une chambre de bonne, une mansarde sous les toits à peine éclairée par une fenêtre arquée
Dehors, tout n’est plus que silence. Paris est sous la neige …une ambiance feutrée a remplacé les bruits d’une ville animée. Une circulation discrète, de citadines lumières diaphanes me renvoient le reflet d’une capitale engourdie….
Et derrière les portes des amours débutants, des tissus qui se froissent, des regards qui se frôlent …et puis moi ici qui t’attend …. « Derrière la porte »
Il n’est pas loin de 21 heures, tu ne vas plus tarder…Tu vas enfin…
Derrière la porte, j’ai toujours aimé cette idée, la sensation d’un univers clos mais donnant paradoxalement accès à tous les possibles …
Le mystère d’une porte close, d’une porte qui vient de se refermer sur un couple dont le désir retenu ne peut plus se contenir.
Peut être s’aiment –il, peut être pas encore, ou peut être jamais ou encore pour toujours.
Une porte se ferme mais libère en même temps un espace hors du temps et de la spirale infernale de la vie, une bulle érogène légère et envoutante,
Deux corps vont se découvrir, deux corps vont tout gérer dénigrant la raison au profit du plaisir.
Un homme et une femme vont se donner et se prendre, oser ou conserver les voiles de leur pudeur, ou du moins pour un temps …
Mais l’alchimie fait naitre de biens troublants émois…
Quand les corps se dévoilent, que plus rien de l’autre n’est dissimulé, quand les peaux se mélangent, que les fragrances se mêlent pour un parfum unique d’érotisme épicé, alors les corps s’affichent, sensuelle ostentation, impudiques à l’excès lorsqu’ils s’expriment de leurs mots et engloutissent l’espace…
C’est du « jamais assez » qu'’encourage le désir, lorsque les corps s’échauffent, éclaboussent les esprits d’une violence lubrique.
Je t’attends derrière la porte...Tu ne vas plus tarder
Je veux que tu t’engouffres dans cet espace de stupre, à l’atmosphère soufrée., où les cuisses s’y écartent en V majuscule pour honorer Vénus , où les bouches se plaquent sur les sexes dégoulinant leurs excitations, où Les langues sont déliées et pénètrent au plus profond des entrailles de l’histoire sans cesse rejouée des hommes et des femmes amants, aimants, aimantés au plaisir de l’autre.
Je t’imagine me désirant en force, une érection brûlante dans le bas de ton ventre.
Je t’imagine me réclamant ma main, ma bouche, mon sexe et j’imagine encore mes reins se cambrer sous tes douces caresses, et tes doigts s’imprégner des désirs à venir
La scène est si violente, le désir m’envahit, je réclame ta fièvre, m’impatience
La porte s’est ouverte et puis s’est refermée, tu viens d’entrer
Alors derrière la porte, tout n’est plus qu'’un paradis d’où jailliront les plaisirs, nos plaisirs, éclairant la ville endormie de leur luminosité stellaire …
© 2010 Mysterieuse









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