Je me prénomme Kemal et je suis né en France, de père algérien et de mère française mais mes parents ne se sont jamais mariés. Mon paternel était en situation irrégulière à l’époque et il a été expulsé alors que je n’étais pas encore né. Cependant, il est toujours resté en contact et il est venu nous voir avec un visa de tourisme presque chaque année. Depuis deux ans, il est avec nous pratiquement en permanence pour aider ma mère qui est commerçante sur les marchés. Mes parents m’ont éduqué dans le strict respect de la religion de mon père.
C’est ainsi que j’ai fréquenté plusieurs années l’école coranique du quartier des 4 000. En plus le prof de sport de mon collège avait remarqué mes dispositions pour la course à pied lors des compétitions entre les divers bahuts. Il m’inscrivait souvent pour des compétitions dans la région et le lundi, il ne manquait jamais de me féliciter de mes résultats.
J’ai une bande de potes qui viennent de temps à autre à la maison et à chaque fois c’est le même refrain. Pas de boulot, les filles que nous n’avons pas, les disques de musique du pays… Je suis le seul à poursuivre des études au lycée et mes parents sont fiers de moi.
En même temps que mon bac, j’ai préparé et réussi le concours d’entrée pour suivre la préparation au métier de professeur d’E.P.S. Je sais que ce sera dur mais au moins j’aurai un métier qui me plait au contact des jeunes. C’est grâce à une de mes professeures que j’ai été attiré par cette filière. Elle connaissait mes performances et mon gout pour les sports. Pendant les deux dernières années du lycée, elle a toujours su me motiver et me conseiller un peu comme une frangine plus âgée que je n’avais pas…
Dans notre groupe de garçons, les filles n’ont pas leur place. Nous restons entre nous mais cela ne nous empêche pas de les mater, de regarder leur petit cul pris dans un jean moulant à taille basse avec la culotte ou la ficelle du string visible, d’admirer celles qui arborent un piercing au nombril découvert par un vêtement trop court… Bref, ces garces nous font bander mais on n’y touche pas alors que certaines se jetteraient presque sur nous…
Avant de l’épouser, je veux trouver une fille sérieuse, pas une allumeuse comme celles qui tournent autour de nous. Je voudrais aussi qu’elle partage ma religion et ma foi. Je ne veux non plus pas d’un mariage arrangé au pays. Je veux un vrai mariage d’amour… faire des enfants. Mais avant, je dois achever ce que j’ai entrepris : terminer mes études, cinq ans c’est long…
Mais avant je veux fréquenter des filles pour m’initier au plaisir du sexe afin de bien satisfaire ma future femme pour qu’elle ne soit pas tentée par d’autres hommes. Pour l’instant, je suis encore puceau et cela ne me pose pas de problème mais dans mon entourage, j’ai peu de chances d’attirer une fille qui ne passe pas pour une salope ou une pute !
J’ai commencé ma deuxième année. Je bosse mes cours à fond et depuis peu, je m’entraîne dans une salle d’arts martiaux afin de mettre plusieurs disciplines sportives à mon actif. En plus, j’aide ma mère et mon père à gérer le commerce en préparant la comptabilité et la partie administrative, ce qui n’est pas vraiment leur truc.
Le 2 décembre j’ai rencontré incidemment Madame Hachar, ma professeure sur le marché où j’aidais ma mère. Je l’avais revue brièvement plusieurs fois depuis que j’avais quitté le Lycée un an et demi auparavant. Mais cette fois, nous avons longuement bavardé mais nous n’étions pas tranquilles, bousculés par les uns et les autres.
Voyant cela, elle me dit de venir chez elle le soir même afin de parler de ce que je faisais. J’ai toujours eu beaucoup de respect pour elle et j’étais gêné qu’elle m’invite ainsi car nous serions seuls. Mais j’étais aussi flatté qu’elle s’intéresse encore à moi…
Le reste de la journée, en pensant à elle, à son regard, à sa façon de me viser droit dans les yeux, mon corps réagissait avec des décharges d’adrénaline constantes. C’est fou ce qu’un regard pénétrant peut générer à l’intérieur.
J’en ai parlé à mes potes je ne sais pas pourquoi mais je voulais qu’ils le sachent. Ce n’est pas toujours qu’une femme invite un de nous chez-elle. De temps en temps des idées émoustillantes et franchement déplacées me venaient à l’esprit mais je les chassais, conscient qu’elle ne verrait en moi qu’un ‘petit branleur’ trop jeune pour la combler.
J’admets que j’avais la trique en prenant ma moto pour aller chez-elle et en l’enjambant pour m’asseoir comme si j’étais en train de prendre ma professeure, comme si la selle étaient ses fesses. Enfin, un moment de délire impossible à éviter, c’était ma première fois… dans tous les sens du terme.
Arrivé chez-elle, je suis descendu de la moto après hésiter un long moment. Et si elle avait changé d’idée par la suite ? Et si son invitation n’était que politiquement correcte mais dans le fond elle ne m’attendait pas vraiment ? Et si…
Tous ces dilemmes à la con furent interrompus par la sonnerie de mon portable. On venait de m’envoyer un texto.
Ce billet très intéressant marque le début d’une nouvelle saga collaborative entre Gérard, le matou, et moi-même. N’hésitez pas à écrire un commentaire pour me donner votre avis ou bien écrivez-moi : natacha.charme@gmail.com
Premier volet : Ma prof de Philo I




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