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UN HOMME PLEURE... ( la suite )

Publié le 26 janvier 2012 par Dominique

 

 

 

 

Retro-Dalia-Dayze


 

 

« On va où au fait ? », poursuivait-il en ouvrant la porte de la brasserie en m’invitant à sortir

Je restais coite ! Cette question pour le moins inattendue confirmait si besoin était de me le confirmer, que ce garçon était complètement déboussolé. Ses émotions transpiraient par tous ses pores, enfin le peu qu'’il ne camouflait pas sous son manteau.

« A mon hôtel, dans le XVIII ème, tu y vois un inconvénient ?

-Aucun, me répondait-il en passant son bras autour de ma taille

Peu farouche le garçon !

« Quel âge as-tu ?

-C’est important ?

-Oui pour moi oui !

-30 ans, enfin bientôt !

-J’adore ton accent, c’est exactement de cela dont j’ai besoin ! Comment t’appelles-tu ?

-C’est important ?

-Oui !

-Arthur !

-J’aime beaucoup ! »

Avec une spontanéité déconcertante, il s'emparait soudain ma main, posait un baiser sur mes lèvres J’en frissonnais de confusion, prenant soudain conscience de la situation, mais dissimulais au mieux mes émotions ! Je laissais libre court à son imagination, tant il m’intriguait dans ses réactions. J’analysais chacune d’entre elles tentant de les mémoriser dans mon esprit prématurément détourné par une libido débordante .Je tentais de rassembler mes pensées les plus rationnelles. Il était incomparable de charme, capable de faire chavirer le corps avant le cœur, capable de me retourner et de me culbuter sans même que je ne lui ai manifesté aucune allusion. Je n’avais pas le droit ! La différence d’âge m’imposait une marge d’incertitude. Et pourtant mon goût de l’interdit, du reprochable, de l’inconvenable me poussait dans ses bras .Tel n’était pas mon but premier, mais comment lui expliquer, à présent qu'’il me prenait très certainement pour une de ces quinqua gourmande de jeunesse. La couguar est très tendance, mais ma tendance me guide généralement entre les bras d’amants qui ont largement passé la quarantaine .Je n’ai pas l’âme d’une éducatrice, j’aime l’amour bien fait .A quoi bon s’envoyer en l’air pour quelques coups de trique, il n’est pas là le plaisir, il est ailleurs. Dans la séduction, la confusion des genres, la recherche des désirs de l’autre, la dérision, l’évolution, la contagion du plaisir dans la complicité des gestes partagés .

Il me ramenait à lui !

« Et toi , what’s your name ?

-Pauline, my name is Pauline !

-Pauline et Arthur, cela ressemble à un roman ! »

Il ne croyait pas si bien dire, mais j’aurais bien le temps de lui expliquer !

Cette fois c’est moi qui lui roulais une pelle totalement prohibée juste en haut de l’escalier de la bouche de Métro. Mais pour autant, personne ne semblait intrigué par ce couple peu conforme. Cette constatation n’était pas pour arranger mes affaires .J’aurais préférer une réprimande collective. Il me prenait à nouveau par la main et me faisait dévaler les marches comme une gamine !


 

 A suivre ...

 

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