Le 17 mai 2011, Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO, obtenait du ministère de l’intérieur la mise en place d’un vaste plan de lutte contre l’homophobie et la transphobie.
Deux mois plus tard, le Comité IDAHO a rencontré le directeur général de la police nationale, et le conseiller spécial du ministre de l’intérieur pour mettre en place le dispositif, qui comprend quatre volets :
- une enquête nationale sur les violences homophobes en France,
- une formation contre l’homophobie et la transphobie pour les policiers,
- la mise en place de référents homophobie et transphobie dans tous les commissariats de France,
- la mise en place d’une cellule contre la violence homophobe et transphobe sur internet, où prolifèrent impunément les appels à la haine et au meurtre.
Le ministère a alors répondu qu’un site web pour signaler des infractions commises sur internet existe déjà ; et il a promis de s’engager a respecter les trois autres propositions soumises par le Comité IDAHO.
En février 2012, le ministère de l’intérieur n’a toujours pas respecté ses promesses. Les militants des droits de l’homme sont baladés d’un bureau à l’autre, et le dossier n’avance pas, à l’exception de l’enquête de victimologie qui est en cours de conception.
Les victimes de diffamation, d’injure ou de provocation à la haine homophobe ne disposent que de 3 mois maximum pour déposer plainte, tandis que les victimes de ces même infractions, mais à caractère racial, bénéficient d’un délai d’un an.
Il est fréquent que des victimes d’homophobie ou de transphobie soient discriminées lors du dépôt de plainte.
Les agressions homophobes et transphobes sont fréquentes et parfois graves, alors même que la transphobie n’existe pas en droit français.
Mais, malgré l’urgence, le ministère de l’intérieur fait le choix de ne pas tenir ses promesses.







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