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La Rochelle : 53 contrats suspendus par la direction de Solvay

Publié le 24 décembre 2014 par Blanchemanche
#Solvay

Le bras de fer social entre la direction de Solvay et la CGT monte d’un cran.

La Rochelle : 53 contrats suspendus par la direction de Solvay
La direction a fait le choix de suspendre le contrat de travail d’une partie des grévistes.
© PHOTO ARCHIVES D. J.
Publié le 23/12/2014  par  
http://www.sudouest.fr/2014/12/23/53-contrats-suspendus-1777247-1391.php
Le conflit opposant le syndicat CGT et la direction du groupe chimique Solvay (ex-Rhodia), producteur de terres rares (métaux réactifs), se durcit à La Rochelle. Cinquante-trois des 360 salariés du site viennent de recevoir la visite d'un huissier leur signifiant la suspension de leur contrat de travail à compter du 20 décembre. Une mesure annoncée le 16 décembre, à l'occasion d'une réunion extraordinaire du comité d'entreprise. Cinquante-trois hommes et femmes qui ne sont donc plus payés, jusqu'à ce qu'ils renoncent à la grève (les journées seront prélevées sur le salaire de janvier).Le mouvement social a démarré dans 12 des 14 sites industriels du groupe, le 11 décembre, après l'échec des NAO, les négociations annuelles obligatoires sur les salaires. Délégué CGT, Gilles Barrière explique que la direction veut limiter la hausse des rémunérations à 20 euros par mois, contre 35 euros l'an dernier et 45 euros voilà deux ans. « Alors que l'entreprise gagne de l'argent et que notre PDG s'est augmenté, lui, de 1 000 euros par jour ! Plus ça va, plus les augmentations sont faibles et les salariés ont déjà fait beaucoup d'efforts. »

« Il veut casser la grève »

Directeur du site rochelais, Frédéric Fournet assure pour sa part que l'accord proposé reste « l'un des meilleurs de l'industrie française aujourd'hui », tout en reconnaissant une évolution à la baisse.« Pour un salaire de 2 000 euros, par exemple, on est entre +2,3 et +2,7 % en 2015 contre +3 % à +3,5 % l'an dernier. » Il avance deux explications : le taux très bas d'inflation attendue, et « la nécessité pour l'entreprise de maîtriser ses coûts sur un secteur hyperconcurrentiel ».Au sortir des NAO, l'accord n'a donc pas été signé par les syndicats et la CGT a lancé un appel à deux heures de grève par jour, auquel environ 60 % du personnel rochelais a répondu.Mais voilà, la direction estime que « sur un secteur de production » précis concernant 60 salariés, deux heures de grève sont suffisantes pour « ne plus être en mesure de donner du travail aux salariés » durant les six heures restantes.La décision a donc été prise de suspendre les contrats de travail. Ce que dénonce la CGT. « Ce n'est pas la première fois qu'on fait grève deux heures par jour. On a toujours eu quelque chose à faire et il n'y a jamais eu de suspensions. La direction veut casser la grève, voilà tout. »La section syndicale songe à porter l'affaire en justice pour faire annuler ce qu'elle considère comme une atteinte au droit de grève. De son côté, la direction lance un nouvel appel à cesser le mouvement social et à reprendre le travail.

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