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Chronique de » Gloriana ou la reine inassouvie » de Michael Moorcock

Par Jean-Baptiste Messier

Michael Moorcock est plus connu pour les aventures de son nécromancien tourmenté et passionné « Elric de Melniboné ». Pourtant sur le plan du style, c’est loin d’être un chef d’œuvre (est-ce la faute de la traduction ?). Je vous présente donc une œuvre dont le style est beaucoup plus raffiné, abouti : « Gloriana ou la reine inassouvie ». C’est une œuvre méconnue qui, pourtant, à mon sens gagnerait à être lue et découverte par les amateurs de pépites.

Gloriana

Présentation :

En ce nouvel âge d’or, Gloriana règne sur Albion et son empire. Si la cour vit au rythme de la reine, le gouvernement repose sur le chancelier Montfallcon et son réseau d’espions et d’assassins. Parmi eux, l’énigmatique et redoutable capitaine Quire. Et tandis que la reine de vertu languit dans son palais creusé de souterrains mystérieux, Quire, le prince du vice, trame dans l’ombre l’écheveau complexe de ses intrigues… Albion n’est pas l’Angleterre, Londres n’est plus dans Londres et le monde de la Renaissance a changé ; de même Gloriana n’est pas Elisabeth Ire. Pourtant… Uchronie fantastique, étrange et brillante, conte de fées cruel et pervers, Gloriana occupe une place à part dans l’œuvre de Michael Moorcock.

Mon avis :

Par rapport au cycle d’Elric, le style est nettement plus abouti et littéraire. (Peut-être est-ce dû au traducteur aussi ?).
L’ambiance dans une Albion autre (on ne peut pas parler d’uchronie, plus une Albion totalement imaginée, une vision d’un artiste) nous transporte complètement. de la chevalerie, du vice, de la perversité.
Les personnages : le capitaine Quire qui ourdit de sombres machinations avec une morale des plus captivantes, la reine Gloriana – reine frigide à la recherche de plaisirs les plus pervers, Tinkel – l’associé damné de Quire, Monfalcon – le vieux conseiller de la reine Gloriana, Dee -l’alchimiste aux pratiques obscures et empreintes de vice, ce sont des portraits qui marquent pour longtemps nos mémoires.
Ce palais rempli de coins secrets aussi.

C’est donc une fresque très très haute en couleur, où il faut prendre le plaisir de lire pour lire et non pour dévorer une histoire.
Seul bémol : le rythme est quand même très lent. Mais bon, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

On peut découvrir cette oeuvre hors des sentiers battus, ici :

Gloriana ou la reine inassouvie


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