Je vous avez invité, il y a quelque temps, à ecrire un texte en "Voyageant sur le bas rein", une manière divine de parler, selon Sade, de la pratique active de la sodomie. Je vous livre en plusieurs posts les contributions ce ceux qui s'y sont risquer...
Un texte de Sophie
Oh non, ni le bas rein, ni le verso de mon sexe, ni rien de géographique. Mon cul simplement, quand tu le prends, n’est plus relié à rien de mon corps. Il devient le centre du monde qui est le nôtre certaines nuits. Ce que tu fais céder en le pénétrant n’a guère à voir avec le corps, mais en réalité avec les résistances finales à la voracité du désir, les dernières barrières avant l’animalité, les ultimes barrages contre la sauvagerie et l’abandon. Ce que tu fais céder alors, c’est ce que le monde a mis deux mille ans à construire et à consolider, et qui d’un coup s’effondre devant ta queue, oui, ce dont tu es vainqueur, c’est bien de cette chose regrettable et pourtant si présente qu’on appelle l’apprivoisement.