Déjà vendredi... Que les semaines défilent rapidement. Si, si, permettez-moi de ne pas laisser de doute planer - je sais que certains sont habités du doute - alors qu'il ne saurait en être question. Les journées défilent à toute allure.
Ce qui nous amène, aujourd'hui, à prendre le temps d'une chronique différente, reposante, stimulante, peut-être même.
Et l'occasion de parler de sexe. Et de sex toys. Et de sexualité. Notez bien que notre chronique est pour tout public. Mais que le livre peut faire rougir les oreilles des plus sensibles. Allez, en route :
Un petit guide très utile, quoique plus proche du manifeste du plaisir ouvert à tous, quelques soient les préférences sexuelles, que l’on soit seul, bien équipé ou accompagné. L’Académie du sexe bien nommée « Sex & Cie » prodigue, dans cette troisième leçon, petits conseils et autres techniques coquines pour vous envoyer au septième ciel. Vierges éplorées et autres jeunes éphèbes non initiés s’abstenir, on vous aura prévenus.
Sous la devise « A trop focaliser sur les accessoires, on en oublie l’essentiel », vous l’aurez compris les sex toys sont ici sous les feux des projecteurs. Côté objets utiles, quelques instruments usuels détournés de leur fonction première pour... vous le saurez en temps utile ! Au menu entre autres : l’heure médiane du rapport sexuel du samedi soir (oui, vraiment, c’est scientifiquement prouvé !) ou encore l’utilisation étonnante et stimulante d’une boîte de vitesse automatique. Bienvenue donc dans un monde où toutes les envies sont permises, voire même encouragées, où les clitoris parlent, où les réunions Tupperware sont remplacées par des démonstrations de sex toys, où toute autre aventure est tout aussi croustillante.
Un petit récit sans prétention avec beaucoup d’excitation, de phantasmes et de descriptions aphrodisiaques : du sexe, encore du sexe et toujours du sexe, une foule de détails, positions et sensations qui n’en excitera que davantage le lecteur à tel point qu’il aura même l’impression de participer aux (ré)jouissances. De plaisirs en déconvenues, l’humour n’est jamais très loin et place régulièrement les différents protagonistes dans des situations plus que ridicules, voire même honteuses.
Un petit livre donc sans prétention aucune, qui manque toutefois de clarté dans sa construction : la narration est beaucoup trop découpée et le lecteur perd facilement le fil des évènements. Il est parfois difficile de suivre la logique d’Ania Oz, parfois même on n’est pas loin de l’overdose de sexe. À se demander si « Trop de sexe tue le sexe », elle illustre parfaitement le propos dans son texte.