SOS homophobie s'inquiète de ce regroupement et demande au gouvernement et à la majorité d'y renoncer. Pour Bartholomé Girard, président de SOS homophobie, " la Halde a besoin de voir ses moyens renforcés et non d'être rendue invisible".
Les risques du regroupement envisagé sont clairs: tout d'abord une perte de visibilité dans les médias et l'opinion de ces autorités indépendantes, alors que la Halde n'est aujourd'hui connue que de 54% des Français-e-s. Mais le risque majeur est qu'elles se voient dépouillées en douce de leurs moyens. En effet, lorsque le Parlement n'aura plus à s'exprimer que sur les crédits globaux du Défenseur des droits, le public n'aura plus aucune visibilité sur la répartition des moyens financiers entre ces autorités, dont on sait que les recommandations et rapports dérangent régulièrement le pouvoir. Certains députés (UMP) demandent déjà la disparition pure et simple de la Halde, alors que l'existence de cette autorité est une obligation européenne.