Toi qu’empourprait l’âtre d’hiver comme une rouge nue (Paul-Jean Toulet)

Publié le 08 mai 2010 par Arbrealettres

Toi qu’empourprait l’âtre d’hiver

Comme une rouge nue

Où déjà te dessinait nue

L’arôme de ta chair;

Ni vous, dont l’image ancienne

Captive encor mon coeur,

Île voilée, ombres en fleurs,

Nuit océanienne;

Non plus ton parfum, violier,

Sous la main qui t’arrose,

Ne valent la brûlante rose

Que midi fait plier.

(Paul-Jean Toulet)