En ce mardi 17 mai, 7ème journée de lutte mondiale contre l’homophobie et la transphobie, la question de ladiscrimination est une nouvelle fois posée, notamment au sein de l’enseignement supérieur
Dans une interview accordée au Nouvel Observateur, Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO et fondateur de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, rappelle que dans plus
de 70 pays à travers le monde, l’homosexualité est considérée comme un crime, passible de la peine capitale dans sept pays. Il y a plus de vingt ans, l’Organisation Mondiale de la Santé déclarait
que l’homosexualité n’était plus considérée comme une maladie mentale. Une première victoire pour la communauté homosexuelle, mais les préjugés ont la dent dure. Même chez les jeunes.
L’homosexualité encore considérée comme une déviance
Selon un communiqué de la Fédération des syndicats SUD Étudiant, au regard de la récente enquête de SOS Homophobie et du CAELIF sur la perception de l’homosexualité en milieu étudiant, les grandes écoles etuniversités parisiennes ne sont pas épargnées par l’homophobie. Les chiffres sont éloquents : 13 % des interrogés déclarent que l’homosexualité est une orientation sexuelle déviante. Entre insultes, agressions etdiscrimination quotidiennes, SUD Étudiant dénonce l’absence de réelle campagne nationale de lutte contre l’homophobie dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche. Il condamne également la plupart des CROUSqui, disent-ils, « empêchent les couples de même sexe d’accéder à des logements universitaires ». A l’occasion de cette 7ème journée de lutte mondiale, deux clips, réalisés par le comité IDAHO France, rassemblent un certain nombre d’artistes engagés dans ce combat. L’un des clips est intitulé « Non à l’homophobie » et l’autre « Oui à l’égalité des droits ».
Retrouvez notre émission
Le sexe et moi : Homosexualité : faut-il la révéler ?
Photo : Midi Libre
Clip de « Non à l’homophobie » :
Clip du « NON A L’HOMOPHOBIE » (Comité IDAHO) par idahofrance
Lauren Clerc

